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Rêveflexion
20 11 2009Commentaires : Laisser un commentaire »
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Le nouveau félin
13 11 2009
À cet instant précis, mon chat tout neuf se cache sous un lit chez moi.
Le bébé lion découvre son nouveau chez lui.
Il est beau, affectueux, ronronne, curieux, indépendant, ROUX, et jusqu’à présent, fait honneur à la dynastie des Choupette, comme troisième porteur du nom en un peu plus de 20 ans.
J’hésite pour le nom de baptême… Choupette-Garfield-Bébé-Carnior-Henri-Tiger, est-ce que c’est vraiment trop long?
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Où étiez-vous, le 9 novembre 1989?
7 11 2009
Moi, j’étais probablement en train d’apprendre à écrire et à compter dans ma classe de première année à Saint-Jean-Bosco. J’ai probablement appris l’existence du Mur de Berlin, plutôt l’importance de l’événement, quelque part en 1998, 1999, dans mon cours d’histoire de 4e secondaire… Bien que j’ai correspondu avec une Allemande durant près de 4 ans… Il y a de ces événements qui ne prennent sens que lorsqu’ils sont repris dans leur globalité, remis en contexte. À 6 ans, je n’avais pas cette conscience et préférais sans doute jouer à la poupée que de me préoccuper de ce qui m’apparaissait comme des nouvelles d’architecture.
Autre question: comment tout se serait produit à l’ère actuelle, avec la mise à contribution des médias sociaux et autres twitter qui auraient relayé l’information au fur et à mesure? À l’époque, la nouvelle s’était déjà répandue comme une traînée de poudre…
Le 9 novembre 1989, c’est quelques mots lâchés imprudemment dans une conférence de presse qui ont changé la face du monde. En effet, Gunter Schabowski, alors porte-parole du Politburo du Parti socialiste unifié (SED), annonçait alors l’ouverture de la frontière interallemande, fermée hermétiquement depuis 28 ans. Les Est-Allemands étaient désormais autorisés à passer à l’Ouest. Quand, après la lecture du communiqué, un journaliste demande au porte-parole quand cette décision entrait en vigueur, ce dernier bredouilla, incertain, que le tout était effectif «immédiatement, sans délai». On lui demanda, dans la foulée, si le tout était valable pour la frontière berlinoise, ce à quoi il répondit par l’affirmative.
«Sur le coup, Gunter Schabowski lui-même n’a pas réalisé la portée de ce qu’il venait de dire et est rentré tranquillement chez lui. Pourtant, le mot «immédiatement» a fait l’effet d’une bombe en RDÀ et s’est transmis à une vitesse éclair dans la population, via le bouche à oreille et les journaux télévisés du soir. Un mot qui fut tout de suite interprété par les Berlinois comme une porte grande ouverte vers la liberté.
À 21h, ils étaient déjà des milliers massés près du mur pour passer à l’Ouest.»
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À celle qui L’a…
2 11 2009Un billet spécial pour Méré.
Au moins, maintenant, t’es fixée question vaccination…
Soigne-toi bien. Une grippe, c’est 7 jours si c’est soigné, et c’est une semaine si c’est pas soigné.
Mais, privilégie le repos.
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J’ai toujours su que j’avais des gènes de princesse
17 10 2009Magnifique bijou paru hier sous la plume de la chroniqueuse JoBlo, du Devoir.
D’entrée de jeu, la mention du conte La princesse au petit pois, auquel elle accorde suffisamment d’importance pour qu’il chapeaute l’ensemble du texte, donne le ton à ce que peuvent être les personnes hypersensibles, à cet état exacerbé des sens, de la primauté du senti des gens, du ici-et-maintenant, des choses et des événements.
«Forcément, ces natures introspectives qui ne dédaignent pas flirter avec les profondeurs de l’âme se font souvent dire qu’elles sont «trop» sensibles ou qu’elles «pensent trop». Elles se sentent inadaptées, se montrent très affectées par les émotions d’autrui — parce qu’elles les perçoivent davantage –, notamment par le langage non verbal. [...] Leur devise? Elles la tiennent de Khalil Gibran: “Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent.”»
L’empathie systématique, l’imaginaire galopant, cette capacité de se mettre constamment à la place des autres, d’appréhender leurs réactions, d’arrimer nos actions en étant conscients de ce que les autres, non pas en penseront, mais plutôt s’en ressentiront.
Je peux me mettre facilement à la place des autres, ou du moins, j’imagine être en mesure de l’être – je sais, c’est très humble, tout cela, mais QUI, vraiment, peut se targuer de pouvoir ressentir la totalité des sens d’un autre être, dites-moi?
J’ai toujours su que j’avais des gènes de princesse.
Pour l’article, c’est par ici –> La princesse au petit pois.
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Coquille folle
14 10 2009
Hier, je suis allée chercher L’enfant dans le miroir, de Nelly Arcan, et j’en ai profité pour m’acheter le dernier roman de Martine Delvaux, Rose Amer.
À la caisse, la dame m’a demandé si j’étudiais en psychologie, et c’est là que j’ai réalisé à quel point mes livres renvoyaient une image de fille un brin psycho.
Non. Je m’intéresse au cas Arcan, et le roman de Delvaux, qui a aussi signé un ouvrage sur les femmes psychiatrisées, a l’air plutôt excellent.
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Pause
5 09 2009Je mets ce blogue sur pause, jusqu’à nouvel ordre.
Je vaque à d’autres projets et je veux les mener à bien.
Et puis, je m’accorde un temps pour travailler à la pérennité de ma recherche de maîtrise.
Voir par le fait même si je poursuis au doctorat.
Regarder vaguement les programmes de bourses.
Rester à jour.
Il se peut que je sème des grains, ici et là, mais ce sera de manière beaucoup plus sporadique et, espérons-le, plus pertinente.
Je vous bloguerai encore, ultérieurement.
Au plaisir!
E.
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Les clous et l’horreur
28 08 2009Je marchais ce matin, et j’étais intensément concentrée sur un podcast de l’émission Euromag, qui faisait revivre l’Allemagne nazie, les souvenirs collectifs honteux, mais simultanément, cette nécessité de ne pas laisser aller ces souvenirs aux oubliettes.
Bref, j’en étais approximativement à entendre un bout qui sonnait un peu comme suit: «Cette nuit-là, nous entendîmes des cris d’horreur. Ce n’est que le lendemain matin que nous sûmes que, manquant de gaz, ils avaient (les Allemands) envoyé les enfants vivants dans les fournaises.»
On s’entend que toute description de la sorte résulte pour le commun des mortels en l’apparition minimal d’un rictus d’horreur sur le visage.
C’est bien ce que je fis. J’ai grimacé pour moi-même, complètement dégoûtée par cette horreur humaine.
Or, je me suis rendue compte, une partielle de secondes plus tard, que dans mon champ de vision, se détachait un homme, du genre clouté de partout au visage et avec des implants de métal dans le visage, qui avait sans doute du prendre ce rictus de dégoût pour un signe s’adressant à lui…
Néanmoins, ce n’était pas le cas. Ce n’était pas lui, c’était Auschwitz.
Je pense que je suis fixée sur ma prochaine destination européenne.
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Revue de presse non exhaustive et totalement subjective
25 07 2009Déformation professionnelle, un de mes grands plaisirs dans la vie est la lectures de journaux, de quotidiens, d’articles de magazines. Je lis de tout, mais force m’est d’admettre que j’entretiens un crush prononcé pour les articles et chroniques du genre petits plaisirs, vie quotidienne, sociologie urbaine, actuel. Ce matin, je prends le temps de. Parce que.
> Fabien Deglise. «Des mots pour alléger les tracas»
La langue française n’est pas assez précise pour témoigner des grandes et petites situations de la vie? Qu’importe! Ces Français s’astreignent depuis 1986 à créer un néolangage. Les mots du Baleinié est une folie lexicale qui tient maintenant en trois dicos et qui a même fait l’objet de deux pièces de théâtre montées en France.
C’est quoi, un boulbos? «Camion qui vous masque systématiquement le panneau sur l’autoroute.» et vient un peu avant «chacard» («pied de table contre lequel vous vous heurtez violemment le petit orteil»). Près de 432 mots sont ainsi élaborés pour venir en aide aux analytiques humoristiques.
> Éric Clément. «Un nouveau Zidane est né»
Yoann Gourcuff, 23 ans, joueur de soccer -Football français- talentueux et beau comme un coeur. J’aime ce genre d’articles où l’on sent le début d’un mythe, où l’on sent qu’il y a quelque chose, un «produit» en fabrication. Le journaliste s’est entrenu avec la nouvelle sensation, milieu de terrain offensif des Girondins de Bordeaux et de l’équipe de France.
Mais, ce qui a d’abord capté mon attention au sujet de Gourcuff – parce que je vous dirais qu’au départ, Gourcuff aurait pu être la marque d’une bière allemande que je ne m’en serais pas plus balancé, quoique les photos des articles laissaient présager un fougueux pur-sang – c’est cet article de Sylvia Galipeau, «Gourcuff, héritier de Zidane et de Beckham», qu’on aurait dit écrit à l’intention des demoiselles en pâmoison – écoutez, c’est quand même classé en a14 des Actualités de ce matin, alors que le précédent rejoint les vrais de vrais, dans le cahier des sports!
On peut entre autres y lire que le jeune homme aux yeux de biche et à la cuisse fuselée n’en fait pas baver que sur le terrain -ah oui, vraiment- qu’il ne lui manque qu’une Spice Girl pour en faire une icône à la Beckham. Ça, et l’allusion à sa victoire contre l’équipe de Valenciennes, qu’il a célébrée sur le terrain en slip moulant – des images qui ont fait le tour du monde sur Youtube et qui ont contribué à nourrir l’univers des fantasmes de nombreuses – et probablement de nombreux! Bref, ça a fait une partie de ma matinée et en cela, ce sujet se mérite une place toute particulière dans cette revue de presse.
> AFP. «Vie privée: la bibliothèque virtuelle de Google critiquée»
Avec le développement du grand village global prédit par MacLuhan (ici pour vous initier, là pour en connaître davantage), nous voilà à commencer à peser les pour et les contre de cette société de l’ici-et-immédiatement, du tout-accessible. Ces nouvelles libertés se monnaient, et force m’est d’admettre que ces petits articles de prévention de la vie privée de constituent que la pointe de l’iceberg. Facebook, Google Latitude, Google Book, Street View et autres cellulaires payés-par-le-boss-mais-tronqués-d’un-GPS-à-l’insu-de-l’employé sont toutes à leur manière diverses manifestations du grand Big Brother et de son oeil qui (sur)veille sur nous. Dans l’article, on apprend entre autres que «Tel qu’il est conçu, le programme Google Book Search garde la trace des livres que consultent les internautes (…) et même de ce qu’ils “écrivent” dans les marges»… Merci d’entrer dans ma tête!
On verra dans les années à venir apparaître de plus en plus d’articles relatant, par exemple, la mise à pied d’employés qui ont été trouvé coupables de «job bussonnière», pour être allés folâtrer sur Facebook, pour s’être arrêtés dans une petite boulangerie artisanale (ou aux danseuses) sur le temps de travail. Oui, à la liberté d’information, oui à la grande accessibilité, mais si cela doit entraver notre liberté individuelle et la protection de notre vie privée, alors je m’oppose.
BONBON EN VRAC
>Eve Dumas. «Alimentation vivante: tout cru dans le bec»
Si vous êtes intéressés à tester l’alimentation crue, un petit side présente des recettes d’alimentation vivante.
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Catégories : Actualité, Blogosphère
Revue féministe, 2e partie
8 03 2009Vous dire à quel point je suis en accord avec la chronique de Rima Elkouri de la Presse de ce matin! (Décidément, j’ai bien du mal à bien retranscrire les noms de nombre de chroniqueuses de La Presse. C’est la deuxième que je débaptise en 6 mois!)
Elle élabore une réflexion sur le féminisme dans la veine de celle amenée par Francine Descarries, et cite même Ariel Levy et son croustillant ouvrage Female Chauvinist Pigs, que j’avais dévoré à l’automne 2007. Je vous mets quelques extraits de la chronique, mais gâtez-vous en allant lire l’intrégale; ça ne prendra que 5 minutes et vous vous coucherez décidément plus allumés sur un enjeu bien actuel.
«Pas plus tard que la semaine dernière, juste à temps pour les célébrations du 8 mars, je me suis étouffée dans mon café en lisant qu’une productrice, à la recherche du meilleur bar de danseuses du Québec, allait nous gratifier de quatre émissions portant sur cette quête essentielle [on parle ici évidemment d'Anne-Marie Losique et de ses projets lubriques]. Chacun est bien sûr libre de chercher ce qu’il veut. Mais la question se pose tout de même: 50 ans de luttes féministes pour en arriver là? Cinquante ans de luttes féministes pour glorifier des bimbos coiffées d’oreilles de lapin, en petite tenue pour faire saliver les mononcles, qui font une compétition de danse au poteau?
Suis-je la seule à sursauter quand on essaie de nous faire passer ces bons vieux procédés de commercialisation du sexe, désormais parfaitement maîtrisés par une femme, comme une banale preuve de libération? Suis-je la seule à voir dans cette soi-disant avancée un pathétique recul, un retour en force du stéréotype de la femme-objet siliconée?»
Les propos viennent me chercher puisqu’ils vont de pair avec une partie de l’argumentation que je soutiens dans mon travail de recherche de maîtrise. Comment en sommes-nous arrivées à faire passer la chosification de la femme et son abaissement le plus total comme étant une manifestation éloquente du féminisme et de l’autonomisation de la moitié de l’humanité?
Un autre extrait et je me tais.
«Plutôt que de voir dans ce phénomène une forme de libération sexuelle, elle [parlant d'Ariel Levy et des propos soutenus dans son essai] y détecte un grand mensonge que des “machos au féminin” aiment se raconter. Sous couvert d’audace, il n’y a souvent que conformisme. Sous couvert de girl power et d’humour au second degré, il n’y a souvent qu’asservissement, vulgarité et piètre estime de soi.»
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Catégories : Actualité, Affaires de filles
